ACTU FNSEA NC - Audition des professionnels au Congrès

Commission Plénière du JEUDI 22 SEPTEMBRE 2022

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Objet de cet échange avec la Commission plénière du Congrès

Échanges entre les élus du Congrès

et les représentants professionnels sur les problématiques rencontrées par les secteurs de la pêche et de l’agriculture

Présentation générale

de la situation des secteurs et des difficultés rencontrées

Échanges directs entre élus et professions

et recherche commune de solutions adaptées au contexte très critique de ces secteurs

Situation des secteurs de l’agriculture et de la pêche

ATOUTS

  • Secteurs stratégiques et porteurs d’avenir
    (agriculture, élevage, pêches hauturière et côtière)
  • Professionnels organisés et bien structurés
  • Réelle capacité de production en produits frais
  • Un secteur primaire regroupé au sein d’une unique entité consulaire
  • Diversité des modes de production, une force

FAIBLESSES

  • Manque de vision politique à l’échelle territoriale
  • Faible organisation des filières, notamment végétales et
    pêche côtière, faible coopération
  • Déficit d’outils de transformation et de conservation
  • Absence d’évaluation des politiques publiques
  • Profession globalement peu consultée
  • Foncier insuffisamment mis en valeur
  • Agriculture très administrée et complexe
  • Absence de mesure de santé économique, rentabilité
  • Vente illégale, notamment de produits de la pêche côtière

OPPORTUNITES

  • Besoins en consommation
    encore à satisfaire
  • Secteurs irriguant l’ensemble du territoire
  • Majeures parties des filières accessibles à tous les Calédoniens
  • Zone Économique immense et gérée durablement
  • Foncier potentiellement valorisable

MENACES

  • Nombreuses structures professionnelles en grande difficulté économique
  • Situation productive fortement dégradée dans un contexte de changement climatique
  • Impacts financiers des  réformes fiscale et sociale
  • Contexte géopolitique international sur le coût intrants
  • Couverture des calamités à repenser pour sécuriser les structures

Des secteurs en grande souffrance, aux devenirs incertains

  • Des secteurs vieillissants, faiblement attractifs et peu rémunérateurs,
  • Les intempéries, qui se succèdent depuis près de 2 ans, ont plongé la majeure partie des structures du secteur végétal en grande difficulté économique,
  • La CAP-NC a créé au cours du 1er trimestre 2022 « REAGIR », une cellule d’accompagnement pour les structures en grande difficulté : 52 dossiers suivis à ce jour, dont 28 nouveaux ce dernier mois…
  • L’inflation sur l’ensemble des intrants agricoles, le carburant avec un impact considérable également pour les pêcheurs. L’Agence Rurale a évalué à près de 700 MF/an, le surcoût pour le secteur agricole.

Les prêts bancaires et les reports de charges ne peuvent plus compenser les fortes baisses de production pour payer les charges. Les structures ont dans leur grande majorité un besoin urgent de trésorerie pour passer ce cap et relancer leurs productions.

À ce panorama très morose, les projets de réforme de la fiscalité et de la protection sociale vont se rajouter, impactant encore davantage les secteurs de l’agriculture et de la pêche :

  • Le surcoût de la suppression des abattements de charges sociales sur les salaires est estimé en moyenne à 1,2 MF/an pour les employeurs (70% des structures professionnelles),
  • Les négociations en cours sur l’alignement du SMAG sur le SMG (en net) se traduirait par un surcoût pour les exploitations de près de 10% de la masse salariale et au minimum à 15 000 F/salarié (mise en place sur 4 ans),
  • La suppression des exonérations de TGC pour les agriculteurs et pêcheurs impactera le revenu de plus de 90% des structures, impact difficilement chiffrable.

  • Des secteurs vieillissants, faiblement attractifs et peu rémunérateurs,
  • Les intempéries, qui se succèdent depuis près de 2 ans, ont plongé la majeure partie des structures du secteur végétal en grande difficulté économique,
  • La CAP-NC a créé au cours du 1er trimestre 2022 « REAGIR », une cellule d’accompagnement pour les structures en grande difficulté : 52 dossiers suivis à ce jour, dont 28 nouveaux ce dernier mois…
  • L’inflation sur l’ensemble des intrants agricoles, le carburant avec un impact considérable également pour les pêcheurs. L’Agence Rurale a évalué à près de 700 MF/an, le surcoût pour le secteur agricole.

Les prêts bancaires et les reports de charges ne peuvent plus compenser les fortes baisses de production pour payer les charges. Les structures ont dans leur grande majorité un besoin urgent de trésorerie pour passer ce cap et relancer leurs productions.

À ce panorama très morose, les projets de réforme de la fiscalité et de la protection sociale vont se rajouter, impactant encore davantage les secteurs de l’agriculture et de la pêche :

  • Le surcoût de la suppression des abattements de charges sociales sur les salaires est estimé en moyenne à 1,2 MF/an pour les employeurs (70% des structures professionnelles),
  • Les négociations en cours sur l’alignement du SMAG sur le SMG (en net) se traduirait par un surcoût pour les exploitations de près de 10% de la masse salariale et au minimum à 15 000 F/salarié (mise en place sur 4 ans),
  • La suppression des exonérations de TGC pour les agriculteurs et pêcheurs impactera le revenu de plus de 90% des structures, impact difficilement chiffrable.

Quel (s) objectif (s) partagé(s) pour notre agriculture et notre pêche ?

Permettre aux agriculteurs et pêcheurs de :

  •  Vivre dignement de leurs métiers,
  • Se rémunérer avec le fruit de leur travail, ne pas ou moins dépendre de subventions ou
    compléments de prix,
  • Produire durablement, tout en nourrissant la population calédonienne.

Ne surtout pas opposer les différentes agricultures, elles sont toutes importantes et complémentaires.

Les secteurs de l’agriculture et de la pêche ont avant tout besoin d’une attention politique particulière, au regard de leurs enjeux transverses : alimentation, économie, environnement et santé.

Permettre aux agriculteurs et pêcheurs de :

  •  Vivre dignement de leurs métiers,
  • Se rémunérer avec le fruit de leur travail, ne pas ou moins dépendre de subventions ou
    compléments de prix,
  • Produire durablement, tout en nourrissant la population calédonienne.

Ne surtout pas opposer les différentes agricultures, elles sont toutes importantes et complémentaires.

Les secteurs de l’agriculture et de la pêche ont avant tout besoin d’une attention politique particulière, au regard de leurs enjeux transverses : alimentation, économie, environnement et santé.

Pistes de réflexion et propositions

Face à ces constats, il est important de :

  • Sanctuariser l’agriculture et d’en faire une cause, qui dépasse tous les clivages,
  • Traiter les problématiques dans leur ensemble, celles qui impactent l’agriculture et la pêche,
  • Créer des espaces de travail officiels associant des décideurs, des professionnels et des institutions pour proposer des orientations à soumettre au vote des élus. Ceci a l’image de l’intégration des pêcheurs à la CAP-NC ou bien de la Charte bovine.

Quelques thématiques prioritaires à traiter dans ces espaces de travail :

  • Mesurer la performance et la pertinence des dispositifs d’accompagnement et proposer des évolutions, notamment face à l’inflation dont la hausse des coûts en carburants,
  • Mobiliser le foncier à potentiel agricole pour développer la production,
  • Définir les investissements structurants nécessaires à une agriculture plus performante,
  • Réformer le dispositif des calamités pour une meilleure protection des producteurs,
  • Créer les conditions pour inciter l’installation et la transmission des exploitations,
  • Créer des dispositifs financiers spécifiquement adaptés aux besoins des structures en grande difficulté économique (dispositif REAGIR).

Face à ces constats, il est important de :

  • Sanctuariser l’agriculture et d’en faire une cause, qui dépasse tous les clivages,
  • Traiter les problématiques dans leur ensemble, celles qui impactent l’agriculture et la pêche,
  • Créer des espaces de travail officiels associant des décideurs, des professionnels et des institutions pour proposer des orientations à soumettre au vote des élus. Ceci a l’image de l’intégration des pêcheurs à la CAP-NC ou bien de la Charte bovine.

Quelques thématiques prioritaires à traiter dans ces espaces de travail :

  • Mesurer la performance et la pertinence des dispositifs d’accompagnement et proposer des évolutions, notamment face à l’inflation dont la hausse des coûts en carburants,
  • Mobiliser le foncier à potentiel agricole pour développer la production,
  • Définir les investissements structurants nécessaires à une agriculture plus performante,
  • Réformer le dispositif des calamités pour une meilleure protection des producteurs,
  • Créer les conditions pour inciter l’installation et la transmission des exploitations,
  • Créer des dispositifs financiers spécifiquement adaptés aux besoins des structures en grande difficulté économique (dispositif REAGIR).